Jumpstyle

Hardcore · 1999 · 140 à 150 BPM · aussi appelé Jump Style, Jumpen

Belgique et Pays-Bas, autour de 2007 : un hardstyle simplifié et bondissant à 140-150, fait pour une danse de saut codifiée que YouTube transforme en phénomène adolescent européen. Patrick Jumpen en visage, des millions de vues en preuve. La vague retombe vite, la danse reste un souvenir générationnel gravé.

11 morceaux de référence

  1. Da Rick : Rumble (1999)
  2. Da Boy Tommy : Candyman (2000)
  3. Jeckyll and Hyde : Frozen Flame (2007)
  4. Patrick Jumpen : Holiday (2007)
  5. Scooter : Jumping All Over the World (2007)
  6. Jeckyll & Hyde : Freefall (2007)
  7. Scooter : The Sound Above My Hair
  8. Patrick Jumpen : The Secret
  9. Scooter : State Of Mind
  10. Scooter : And No Matches
  11. Scooter : Where The Beats...

Fiche technique

Produire ce style

Un cours écrit pour SONAA, en français, à partir des sources citées : un point de départ, pas une recette.

Tempo et groove

Le jumpstyle se joue entre 140 et 150 BPM, souvent 145, un peu plus lent que le hardstyle dont il sort. Ce tempo est celui de la danse : chaque temps correspond à un saut, et le contretemps à la reprise d'appui, donc le kick et la basse en contretemps doivent être parfaitement réguliers. Ce qui le distingue du hardstyle, c'est la simplicité : pas de break dramatique, pas de screech, seulement le kick, la basse et une mélodie plaquée. Pas de swing, aucune variation de vélocité. Programme à 145 BPM, grille en croches : le jumpstyle entier tient dans des croches. Si tu te demandes si un élément est trop simple, il ne l'est pas.

La rythmique

Kick jumpstyle : un kick hardstyle raccourci et plus sec, tok bien marqué et queue courte, 150 ms, moins distordue. Sur chaque temps, sans exception, sans roll, sans variation : le danseur compte dessus. Clap sur 2 et 4, assez sec. Charleys ouverts en contretemps, discrets. Charleys fermés en croches. C'est tout, ou presque. Les seuls fills sont des reverse cymbals et des coupures d'un temps avant les changements de section. Certains morceaux ajoutent des kicks en demi-tempo (sur 1 et 3) dans l'intro pour marquer une entrée, mais dès que la danse commence, le kick est sur chaque temps jusqu'à la fin. La régularité est la technique.

La basse

Un reverse bass léger, hérité du hardstyle, sur chaque contretemps : plus court (une croche) et moins saturé que dans le hardstyle, souvent un simple sample de queue inversée avec une attaque de 80 ms. Ou une basse en contretemps classique, onde carrée filtrée à 500 Hz, note courte, comme dans le bouncy techno. Dans les deux cas, elle est sur la tonique et suit les changements d'accord de la mélodie, souvent seulement tonique et quinte. Pas de sub séparé : le kick porte le bas. Le rebond kick-basse à 145 BPM est exactement le rythme de la danse, alternance de sauts et de coups de pied. Si ta basse est trop complexe, la danse ne fonctionne pas.

Les sons

Des mélodies simples plaquées : un lead en dent de scie de Massive, avec un peu d'unisson, jouant une mélodie de 4 à 8 notes en croches, en mineur ou en majeur, répétée sur 8 mesures. Des accords de synthé courts en contretemps, comme des stabs adoucis. Des voix parlées ou samplées : un mot, un slogan, un cri. Des pianos parfois, dans le style de la dance belge. Des sons de trompette ou d'orgue samplés. Un hoover très adouci occasionnellement. Le vocabulaire est celui de la dance commerciale européenne des années 2000, mis sur un kick hardstyle : mélodie mémorisable en 4 secondes, sons brillants, rien d'agressif.

L’arrangement

Les morceaux sont courts, 3 à 4 minutes, en blocs de 8 et 16 mesures : intro de 8 à 16 mesures avec kick et basse, mélodie sur 16 mesures, break de 8 mesures avec la mélodie seule ou une voix, retour du kick sans montée compliquée, un reverse cymbal suffit, mélodie sur 16 mesures, deuxième mélodie ou variation, break court, retour, fin de 8 mesures. Pas de break de 48 mesures comme dans le hardstyle : le danseur ne veut pas attendre. Ce qui rend la piste utile, c'est la mélodie répétée et le kick qui ne s'arrête presque jamais. Pense aux vidéos YouTube : le morceau doit être dansable dès la dixième seconde.

Le mix

Le mix jumpstyle est simple et sec, avec le kick en avant : moins 3 dB de crête, tok bien présent grâce à une étagère haute de plus 2 dB à 5 kHz sur le kick. Reverse bass 4 dB en dessous, en mono. Mélodie en stéréo modérée avec une reverb courte (1 seconde) et un delay en croches à faible niveau. Clap avec une reverb brève. Pas de multiband compliqué, pas de sidechain agressif : le kick et la basse ne se chevauchent pas. Master : limiteur vers moins 7 LUFS. Le morceau doit sonner clair sur des enceintes d'ordinateur, c'est là qu'il était écouté.

Les plugins et machines

Pour commencer

  1. Tempo 145 BPM. Kick hardstyle raccourci à 150 ms, sec, sur chaque temps. Clap sur 2 et 4, charley ouvert en contretemps.
  2. Reverse bass léger : queue de kick inversée, coupée à une croche, attaque 80 ms, sur chaque contretemps, même note que le kick.
  3. Mélodie de 8 notes en croches dans Massive, dent de scie avec unisson, répétée sur 8 mesures.
  4. Ajoute des stabs d'accords courts en contretemps et un sample vocal d'un mot au début de chaque bloc de 8.
  5. Break de 8 mesures avec la mélodie seule, retour du kick avec un simple reverse cymbal.
  6. Arrange sur 3 minutes 30 : intro 16, mélodie 16, break 8, retour 16, variation 16, break 8, retour, fin 8. Mix sec, kick en avant.

À écouter en travaillant

Sources : connaissances générales

La filiation

Vient de

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Jumpstyle ?

Belgique et Pays-Bas, autour de 2007 : un hardstyle simplifié et bondissant à 140-150, fait pour une danse de saut codifiée que YouTube transforme en phénomène adolescent européen. Patrick Jumpen en visage, des millions de vues en preuve. La vague retombe vite, la danse reste un souvenir…

À quel tempo joue-t-on le Jumpstyle ?

Entre 140 et 150 BPM. Le jumpstyle se joue entre 140 et 150 BPM, souvent 145, un peu plus lent que le hardstyle dont il sort. Ce tempo est celui de la danse : chaque temps correspond à un saut, et le contretemps à la reprise d'appui, donc le kick et la basse…

Quels sont les artistes clés du Jumpstyle ?

Patrick Jumpen, Jeckyll & Hyde, Da Boy Tommy (précurseur), Ronald-V.

Avec quoi produit-on du Jumpstyle ?

FL Studio, Roland TR-909, Native Instruments Massive, LennarDigital Sylenth1, reFX Nexus, Fruity WaveShaper.

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